Salon des pêches en mer de Nantes 2013 – le bilan

De retour de notre virée au Salon Européen des Pêches en Mer à Nantes (les 15, 16 et 17 fevrier derniers), nous pouvons vous confirmer qu’il s’agit bien d’un salon de « Passionnés », aussi bien du côté des visiteurs que des exposants. Belle affluence générale pour cette édition 2013 et quelques exemples de bateaux qui ont attiré notre attention.

Rhéa-Marine : du rétro écolo !

Salon des pêche en merLes bateaux de la gamme Rhea-Marine sont tout simplement magnifiques. Un style retro à tomber et des couleurs qui tranchent avec le classique blanc cassé proposé sur la majorité des coques. Quant en plus on sait que Rhea investit dans les moteurs hors-bord électriques et pense que d’ici à 5 ans l’offre électrique aura dépassé le thermique, nous on signe tout de suite ! En l’occurrence cet open 23 nous a bien tapé dans l’oeil! Plus d’info sur le site http://www.rhea-marine.fr

Nethuns : coque 100% aluminium

Salon des pêches en mer

Nous avons fait une belle rencontre avec la sympathique équipe de Nethuns qui propose une offre de semi-rigide de 3,10m à 12m, coque aluminium 100% recyclable, tube hypalon et fabrication française. Merci à Jérôme et Yannick pour leur disponibilité. Nous vous conseillons vivement de vous intéresser à ce constructeur d’un avenir prometteur ! Plus d’info sur le site : http://www.nethuns.fr/

Galeon : marque Polonaise de qualité

Salon des pêches en mer
La ligne profilée et moderne du Galia 520 Sun, ne nous a pas laissés indifférents. La marque polonaise Galéon table sur des prestations bon rapport qualité prix. De nombreuses options sont incluses de base dans l’offre et le choix des finitions permet de personnaliser “son” bateau. Plus d’info sur le site de VOG (distributeur Galeon) : http://www.vog-nautisme.fr/

La Gazelle des Sables : petit voilier 100% famille

Salon des pêches en mer

D’une formidable aventure familliale sont nés de petits voiliers magnifiques et uniques pour des sorties avec de jeunes enfants : 100% sécurité et zéro contrainte! Enfin une offre famille originale et très bien pensée pour tous ses aspects pratiques, fabriquée avec amour. Le stand de la “Gazelle des Sables” était à son comble pendant toute la durée du salon, nous n’avons pas été les seuls à tomber sous le charme de ces voiliers. Plus d’infos sur : http://www.lagazelledessables.fr/

 

 

 

 

 

Et pour finir un petit tour en vidéo de quelques exposants de ce salon des pêches en mer de Nantes:
 

Places de Port : La France est-elle vraiment à sec ? 3/3

Places de PortQuelles alternatives pour trouver une place pour mon bateau ? 

Notre chasse au trésor touche à sa fin grâce aux solutions suivantes :

Héberger votre bateau dans votre jardin ou votre garage ! «Les jardins des français représentent le premier port de France en terme de places » comme nous le fait remarquer Monsieur Mabo de la Fédération des Industries Nautiques et «l’offre des bateaux transportables est aujourd’hui conséquente ». Des guides de mise à l’eau ont été édités ainsi que des informations détaillées sur les cales » précise-t-il. D’où l’importance de bien se renseigner en amont avant de choisir son bateau. Encore faut-il habiter pas trop loin d’une des côtes, être équipé et se sentir à l’aise pour le transporter et effectuer la mise à l’eau.

Suivre l’actualité des reconversions de bassins portuaires. Du fait d’une baisse de l’activité de la pêche, les bassins portuaires sont en effet  transformés en faveur de l’activité de plaisance. Pour illustrer cet exemple, on peut d’ailleurs saluer le projet de Guilvinec qui a été primé en mai 2011. Plus de 4 000 nouvelles places vont ainsi être proposées aux plaisanciers, les travaux démarreront en 2015.

Les conseils des professionnels (chantiers, revendeurs,…etc) : nous nous sommes rapidement rendus compte que les commerciaux et représentants de cette filière (directement touchée par la crise) nous proposent spontanément de nous aider à trouver une place en port selon nos critères géographiques. Alors même que les professionnels sont aussi constamment à la recherche de places de port pour pouvoir travailler (préparer les bateaux…), certains nous rassurent par téléphone « trouver une place n’est pas du tout un soucis !». En bref, si une commande se profile votre interlocuteur se démènera pour vous aider à trouver une place. Et cela peut fonctionner aussi bien pour le neuf comme pour l’occasion.

Prestataires de services : d’autres professionnels ont décidé de surfer sur la vague et d’élargir leurs services habituels en proposant de stocker votre bateau (à l’extérieur ou sous hangar selon votre budget) mais aussi de réaliser à votre place le transport et la mise à l’eau lorsque vous le souhaitez (moyennant finances). Les tarifs sont clairs et souvent atttractifs pour de l’usage occasionnel et cela permet de comparer avec les autres solutions.

Location de Hangars ou de box : souvent un peu plus reculé dans les terres on trouve souvent des petites annonces proposant de stocker des bateaux dans des locaux agricoles ou autres. S’il s’agit de professionnel et que les assurances sont bien en règles (pour définir qui est responsable de quoi en cas de problème) cela peut aussi être une bonne alternative. Il faut alors s’orienter vers un transportable, ainsi que la remorque, la voiture et le permis adéquats.

Les places de port à sec : Le port à sec est une solution de stationnement de son bateau à terre. Couramment utilisé dans les pays Anglo-Saxons, cette solution est mise en avant et recommandée par l’industrie nautique. Aujourd’hui les places de port à sec représentent 17% du total des places de port. Ces dernières se trouvent essentiellement en PACA et en Bretagne et cette solution offre de bonnes perspectives de croissance. Aujourd’hui les professionnels du nautisme incluent les données de port à sec dans les chiffres globaux de places de port. Suivant les conditions de stockage et les services proposés, votre bateau peut être mis à l’eau en quelques minutes par des professionnels. Voici un exemple avec cette vidéo. Au catalogue des ports à sec peut s’ajouter une proposition de services de qualité. Des Labels sont là aussi pour vous aiguiller et vous aider à sélectionner ce qu’il a de mieux pour votre bateau. Enfin, des automates impressionnants commencent également à voir le jour sur notre territoire.

En conclusion : Places de port

Des solutions existent même si les démarches sont parfois assez longues et que notre patience est menée à rude épreuve mais cela n’en vaut-il pas la chandelle ? L’augmentation des capacités portuaires passe aujourd’hui par la recherche de solutions innovantes pour permettre de répondre aux aspirations fortes des plaisanciers tout en préservant la qualité environnementale de nos côtes. Des solutions alternatives sont concrètes et respectueuses. Les ports à sec ont un avenir certain. Les aménagements des cales et une meilleure organisation de leur logistique (service de mise à l’eau, parking, navette…), pourraient également répondre en bonne partie, à court terme, à cette problématique.

Enfin, n’est ce pas finalement une bonne chose que le développement lent et réglementé des ports permette de s’assurer que notre littoral ne soit pas bétonné à outrance et que la nature soit un minimum respectée ?

Réagissez en nous faisant par de votre expérience concernant vos recherches de place de port !

Lisez les deux premiers volets de ce dossier :

Places de Port : La France est-elle vraiment à sec ? 1/3

Places de Port : La France est-elle vraiment à sec ? 2/3

 

Places de Port : La France est-elle vraiment à sec ? 2/3

Places de Port

Un avenir prometteur !

La chasse au trésor d’une place de port à flot pour notre bateau continue !

Bonne Nouvelle : Une quarantaine de places sont attribuées chaque année en moyenne dans chaque port et selon la Fédération Française des Ports de Plaisance plus de 14 000 places ont été attribuées depuis 2005, sachant que la Bretagne a bénéficié du plus grand nombre de places devant le Languedoc Roussillon, la Manche Mer du Nord et la région PACA.

Il apparaît également que 5 800 places ont été créées ces 5 dernières années grâce  à la création de ports, à des reconversions, à des extensions et à la réduction des espaces entre les pontons. Cette croissance va se poursuivre car plus de 9 000 nouvelles places devraient voir le jour sur l’ensemble du littoral selon la FFPP. Il s’agirait de 3 600 places pour les ports de la Manche Mer du Nord, 1 500 pour la Bretagne, 700 pour PACA, 1 000 pour le Languedoc Roussillon. Restons donc optimistes !

D’autant que certains projets, respectant et valorisant la protection de l’environnement sont soutenus par le Ministère. On peut par exemple citer « 30 projets pour 13 000 places », dont le montant total de la participation s’élève à 1,7 million d’euros. Les 30 projets primés doivent permettre à terme la création de 13 000 places à flot et à sec. Plus de détails sur ces projets, notamment à Dunkerque, Dieppe, La Rochelle, Saint Tropez…etc : en cliquant ici.

 

Alors comment trouver une place de port à flot ? Places de Port

 

Dans un premier temps, il appartient déjà de définir à quelle saison nous souhaiterions naviguer, dans quel secteur géographique (en fonction de notre lieu d’habitation ou de nos vacances). Les conditions d’entrée et de sortie du port (en fonctions des marées par exemple) sont également à étudier sérieusement. Quel est notre budget ? Enfin, nous voudrions trouver un port facile d’accès par la route mais et surtout de beaux espaces nautiques, les moins embouteillés possibles les jours de beaux temps ou la semaine du 15 août ! Quel programme…

Notre recherche démarre sur internet. Nous ne trouvons pas de page centralisant ces informations. La Fédération Française des Ports de Plaisance nous informe qu’aujourd’hui aucun site internet ne répertorie les places disponibles en temps réel dans les ports de France.

Sur ses conseils, la meilleure solution serait donc de contacter les capitaineries et les mairies afin de faire une demande ou de s’inscrire sur une liste d’attente. Pour avoir plus de chances d’obtenir une place, la plupart des plaisanciers multiplient leurs démarches auprès de plusieurs capitaineries. C’est à ce moment précis que les chiffres se retrouvent gonflés à cause des doublons sur les listes d’inscriptions (environ 10% selon certaines estimations). Depuis quelques temps certains ports ont décidé de faire payer « le droit d’être inscrits sur les listes d’attente » (de l’ordre de 30€ en moyenne : 20€ en Bretagne et 40€ en PACA) afin de pallier aux doublons. Monsieur Mabo, représentant de la Fédération des Industries Nautiques se demande si « ces montants peu élevés suffiront à décourager les plus motivés ».

Pendant ce temps là les discussions se déchaînent sur les forums, et les réseaux sociaux. Certains prônent pour que les bateaux qui ne naviguent pas ou très peu soient orientés vers des ports à sec. Hiverner son bateau dès que l’on ne sort plus régulièrement permettrait de libérer des places. D’autres souhaiteraient être prioritaires lorsqu’ils habitent près de la zone portuaire. Plus de transparence sur les listes d’attente éviterait les « petits arrangements » (aujourd’hui, environ 42% des capitaineries acceptent de les rendre public).

Des solutions concrètes ont déjà vu le jour comme « le Passeport Escale » qui propose la gratuité des escales dans les autres ports affiliés au sien. Aujourd’hui 54 ports sont concernés du Nord au Sud par le Passeport escales. Il suffit juste de prévenir la capitainerie que l’on quitte le port et cela libérère des places disponibles pour les autres plaisanciers, et ainsi de suite.  Certains tarifs saisonniers qui permettent de naviguer de port en port sont aussi très attractifs et vont certainement inciter les plaisanciers à hiverner leur bateau.

Nous décidons donc de suivre nos démarches classiques et de nous inscrire dans plusieurs ports car qui ne tente rien n’a rien. Ceci ne nous empêche pas de réfléchir à d’autres solutions alternatives.

Réagissez : Comment avez-vous fait pour trouver une place de port ? Connaissez-vous des places de port à flot disponibles ? Vous êtes en recherche active, dites nous ce que vous recherchez !

 

Lisez le premier volet de ce dossier : Places de Port : La France est-elle vraiment à sec ? 1/3

Places de Port : La France est-elle vraiment à sec ? 1/3

 

Places de Port

« Choisir son Bateau » rythme souvent avec « Trouver d’abord une Place de Port ! ». Lorsque nous avons commencé nos recherches pour acheter notre « bateau de rêve », les professionnels nous ont tous demandés si nous avions une place de port. C’est donc ici que démarre la chasse au Trésor !

54 000 places de port manquantes en France

Bien que notre pays dispose de l’espace nautique le plus complet d’Europe avec ses 5 500km de côtes et ses 370 ports, trouver un emplacement pour son bateau s’avère être un véritable challenge !

Les bateaux immatriculés s’élèvent à 900 000 et la flotte dite « active » n’est que d’environ 420 000 bateaux (avec une croissance de 10 000 unités par an). La capacité d’accueil est évaluée quant à elle à 223 000 dans les ports. Toujours selon les sources officielles du CODCAP, il manquerait 54 000 places de port en France pour les bateaux de plaisance. Ce comité pour le Développement des Capacités d’Accueil de la Plaisance a pour mission principale de favoriser la mise en œuvre de solutions concrètes face au manque de capacités d’accueil des ports de plaisance. Les régions les plus touchées se situent en PACA, sur le Littoral Atlantique et en Bretagne.  Depuis longtemps, ce manque de places est reconnu comme le premier frein au développement de l’industrie et du tourisme nautiques. Les conséquences sur l’emploi sont également directement liées (100 bateaux dans un port créent 10 emplois).

Toutefois, les industriels s’accordent à dire que le manque de places n’est plus l’unique frein. « Depuis 2009, la crise économique est devenue tout autant responsable du ralentissement de notre filière. » constate Monsieur Mabo, Secrétaire Général Adjoint de la Fédération des Industries Nautiques. D’après nos recherches, l’estimation des pertes financières pour le secteur du nautisme n’a pas été évaluée.

Des listes d’attente parfois interminables !Places de Port

« 10 ans d’attente pour une place de port à Saint Cast (22) », avons-nous obtenu comme réponse en téléphonant à la capitainerie alors que le port vient de s’agrandir très récemment. Les appels dans les capitaineries se suivent et se ressemblent un peu partout en France. Il faut souvent attendre de nombreuses années pour espérer pouvoir louer ou acheter une place de port à flot.

Pour être concret, sachez qu’en moyenne il faut attendre 6 ans pour un bateau de moins de 12 m (ce qui représentent 70% des inscrits).

A noter toutefois des délais moyens assez variables suivant la taille et la région recherchées. Par exemple, pour les bateaux inférieurs à 6,5m, la moyenne national est de 74 mois (mais 2 ans pour la Manche et 9 ans en PACA). Il apparaît que l’engorgement le plus important concerne les bateaux de 8 à 12m. Ensuite, plus la taille du bateau est importante et moins la durée d’attente se fera ressentir car il y a moins d’inscrits. La Bretagne est très demandée pour les moins de 15m (43%), et PACA pour les plus de 15m (31%).

Chaque année il y a 20 000 nouvelles immatriculations, des solutions doivent forcément exister ?

Réagissez à cet article : Pour vous, le manque de places de port est-il vraiment un frein à l’acquisition d’un bateau ?

 

Lisez la suite de ce dossier : Places de Port : La France est-elle vraiment à sec ? 2/3