Places de Port : La France est-elle vraiment à sec ? 2/3

Places de Port

Un avenir prometteur !

La chasse au trésor d’une place de port à flot pour notre bateau continue !

Bonne Nouvelle : Une quarantaine de places sont attribuées chaque année en moyenne dans chaque port et selon la Fédération Française des Ports de Plaisance plus de 14 000 places ont été attribuées depuis 2005, sachant que la Bretagne a bénéficié du plus grand nombre de places devant le Languedoc Roussillon, la Manche Mer du Nord et la région PACA.

Il apparaît également que 5 800 places ont été créées ces 5 dernières années grâce  à la création de ports, à des reconversions, à des extensions et à la réduction des espaces entre les pontons. Cette croissance va se poursuivre car plus de 9 000 nouvelles places devraient voir le jour sur l’ensemble du littoral selon la FFPP. Il s’agirait de 3 600 places pour les ports de la Manche Mer du Nord, 1 500 pour la Bretagne, 700 pour PACA, 1 000 pour le Languedoc Roussillon. Restons donc optimistes !

D’autant que certains projets, respectant et valorisant la protection de l’environnement sont soutenus par le Ministère. On peut par exemple citer « 30 projets pour 13 000 places », dont le montant total de la participation s’élève à 1,7 million d’euros. Les 30 projets primés doivent permettre à terme la création de 13 000 places à flot et à sec. Plus de détails sur ces projets, notamment à Dunkerque, Dieppe, La Rochelle, Saint Tropez…etc : en cliquant ici.

 

Alors comment trouver une place de port à flot ? Places de Port

 

Dans un premier temps, il appartient déjà de définir à quelle saison nous souhaiterions naviguer, dans quel secteur géographique (en fonction de notre lieu d’habitation ou de nos vacances). Les conditions d’entrée et de sortie du port (en fonctions des marées par exemple) sont également à étudier sérieusement. Quel est notre budget ? Enfin, nous voudrions trouver un port facile d’accès par la route mais et surtout de beaux espaces nautiques, les moins embouteillés possibles les jours de beaux temps ou la semaine du 15 août ! Quel programme…

Notre recherche démarre sur internet. Nous ne trouvons pas de page centralisant ces informations. La Fédération Française des Ports de Plaisance nous informe qu’aujourd’hui aucun site internet ne répertorie les places disponibles en temps réel dans les ports de France.

Sur ses conseils, la meilleure solution serait donc de contacter les capitaineries et les mairies afin de faire une demande ou de s’inscrire sur une liste d’attente. Pour avoir plus de chances d’obtenir une place, la plupart des plaisanciers multiplient leurs démarches auprès de plusieurs capitaineries. C’est à ce moment précis que les chiffres se retrouvent gonflés à cause des doublons sur les listes d’inscriptions (environ 10% selon certaines estimations). Depuis quelques temps certains ports ont décidé de faire payer « le droit d’être inscrits sur les listes d’attente » (de l’ordre de 30€ en moyenne : 20€ en Bretagne et 40€ en PACA) afin de pallier aux doublons. Monsieur Mabo, représentant de la Fédération des Industries Nautiques se demande si « ces montants peu élevés suffiront à décourager les plus motivés ».

Pendant ce temps là les discussions se déchaînent sur les forums, et les réseaux sociaux. Certains prônent pour que les bateaux qui ne naviguent pas ou très peu soient orientés vers des ports à sec. Hiverner son bateau dès que l’on ne sort plus régulièrement permettrait de libérer des places. D’autres souhaiteraient être prioritaires lorsqu’ils habitent près de la zone portuaire. Plus de transparence sur les listes d’attente éviterait les « petits arrangements » (aujourd’hui, environ 42% des capitaineries acceptent de les rendre public).

Des solutions concrètes ont déjà vu le jour comme « le Passeport Escale » qui propose la gratuité des escales dans les autres ports affiliés au sien. Aujourd’hui 54 ports sont concernés du Nord au Sud par le Passeport escales. Il suffit juste de prévenir la capitainerie que l’on quitte le port et cela libérère des places disponibles pour les autres plaisanciers, et ainsi de suite.  Certains tarifs saisonniers qui permettent de naviguer de port en port sont aussi très attractifs et vont certainement inciter les plaisanciers à hiverner leur bateau.

Nous décidons donc de suivre nos démarches classiques et de nous inscrire dans plusieurs ports car qui ne tente rien n’a rien. Ceci ne nous empêche pas de réfléchir à d’autres solutions alternatives.

Réagissez : Comment avez-vous fait pour trouver une place de port ? Connaissez-vous des places de port à flot disponibles ? Vous êtes en recherche active, dites nous ce que vous recherchez !

 

Lisez le premier volet de ce dossier : Places de Port : La France est-elle vraiment à sec ? 1/3

Places de Port : La France est-elle vraiment à sec ? 1/3

 

Places de Port

« Choisir son Bateau » rythme souvent avec « Trouver d’abord une Place de Port ! ». Lorsque nous avons commencé nos recherches pour acheter notre « bateau de rêve », les professionnels nous ont tous demandés si nous avions une place de port. C’est donc ici que démarre la chasse au Trésor !

54 000 places de port manquantes en France

Bien que notre pays dispose de l’espace nautique le plus complet d’Europe avec ses 5 500km de côtes et ses 370 ports, trouver un emplacement pour son bateau s’avère être un véritable challenge !

Les bateaux immatriculés s’élèvent à 900 000 et la flotte dite « active » n’est que d’environ 420 000 bateaux (avec une croissance de 10 000 unités par an). La capacité d’accueil est évaluée quant à elle à 223 000 dans les ports. Toujours selon les sources officielles du CODCAP, il manquerait 54 000 places de port en France pour les bateaux de plaisance. Ce comité pour le Développement des Capacités d’Accueil de la Plaisance a pour mission principale de favoriser la mise en œuvre de solutions concrètes face au manque de capacités d’accueil des ports de plaisance. Les régions les plus touchées se situent en PACA, sur le Littoral Atlantique et en Bretagne.  Depuis longtemps, ce manque de places est reconnu comme le premier frein au développement de l’industrie et du tourisme nautiques. Les conséquences sur l’emploi sont également directement liées (100 bateaux dans un port créent 10 emplois).

Toutefois, les industriels s’accordent à dire que le manque de places n’est plus l’unique frein. « Depuis 2009, la crise économique est devenue tout autant responsable du ralentissement de notre filière. » constate Monsieur Mabo, Secrétaire Général Adjoint de la Fédération des Industries Nautiques. D’après nos recherches, l’estimation des pertes financières pour le secteur du nautisme n’a pas été évaluée.

Des listes d’attente parfois interminables !Places de Port

« 10 ans d’attente pour une place de port à Saint Cast (22) », avons-nous obtenu comme réponse en téléphonant à la capitainerie alors que le port vient de s’agrandir très récemment. Les appels dans les capitaineries se suivent et se ressemblent un peu partout en France. Il faut souvent attendre de nombreuses années pour espérer pouvoir louer ou acheter une place de port à flot.

Pour être concret, sachez qu’en moyenne il faut attendre 6 ans pour un bateau de moins de 12 m (ce qui représentent 70% des inscrits).

A noter toutefois des délais moyens assez variables suivant la taille et la région recherchées. Par exemple, pour les bateaux inférieurs à 6,5m, la moyenne national est de 74 mois (mais 2 ans pour la Manche et 9 ans en PACA). Il apparaît que l’engorgement le plus important concerne les bateaux de 8 à 12m. Ensuite, plus la taille du bateau est importante et moins la durée d’attente se fera ressentir car il y a moins d’inscrits. La Bretagne est très demandée pour les moins de 15m (43%), et PACA pour les plus de 15m (31%).

Chaque année il y a 20 000 nouvelles immatriculations, des solutions doivent forcément exister ?

Réagissez à cet article : Pour vous, le manque de places de port est-il vraiment un frein à l’acquisition d’un bateau ?

 

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